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De parfaits coupables, chronique d'une erreur judiciaire

Publié le 02/09/2012 à 20:14 par lescheminsdumaroc Tags : Actualité Coupables Chronique Justice
De parfaits coupables, chronique d'une erreur judiciaire

 

Arabes, petits dealers? Coupables de meurtre idéaux. Pendant 15 ans. Leur histoire n'a méu ni la justice ni les jurés. Pourtant ils sont innocents. Canal + leur consacre 52 minutes le 3 septembre.

C'est une petite route de campagne. Presqu'un chemin vicinal. A Lunel, dans l'Hérault. Des bas côtés, du goudrons, des voitures qui passent peu souvent. Et un corps. Retrouvé en 1997, lardé d'une centaine de coups de couteaux. Une première vie détruite. Deux autres suivront. 15 ans de vie volée, avant que la Justice, doucement, comprenne son erreur, sans l'admettre.

Après tout,Abdelkader Azzimani et Brahim El Jabri n'ont pas le visage d'enfant de choeur. Des dealers d'herbe. Comme le cadavre. Un différend autour de l'argent, du business qui tourne mal. Gendarmes et jurés sont convaincus. 20 ans de réclusions en 2003 pour homicide, 20 ans en appel pour complicité d'homicide. Fin de la première saga judiciaire. Pas du combat, un rien désespéré, des deux hommes.

Faire reculer enquêteurs, magistrats, ministère. Et lancer des bouteilles à la mer. L'une d'elles tombe sur un bureau du Point. Une lettre destinée à Jean-Michel Decugis.En 2007. Les hommes clament leur innocence. Commence l'enquête. Le documentaire. Decugis et Claude Ardid refont l'histoire. Sans fard, ni (trop d') affect. Une sobriété dans l'énoncé des erreurs qui jalonnent la procédure. Aucun retournement de situation, coup de semon ou rebondissement dans leur énoncé. Seulement le décorticage d'une erreur que la justice rechigne encore à admettre.

15 ans pour rien au trou, «sans haine mais avec colère»

Ce soir de 1997,Abdelkader Azzimani et Brahim El Jabriont bien rencontré Azouz pour un deal d'herbe. Les limiers se sont bornés à ce fait pour les désigner comme principaux suspects, quand ils n'ont pas été les derniers à voir la victime en vie. Et ne l'ont de toute évidence pas tué.

Témoignage de la femme de la victime, des proches, pistes ouvertes ne sont pas prise en compte. Jusqu'à 2008. L'ADN retrouvé sur la victme n'est lui analysé qu'en 2009. Même innocentés les deux hommes demeurent officiellement coupables aux yeux de l'aveugle justice.Jusqu'à ce qu'une nouvelle procédures s'achève, les nouveaux inculptés passent au tribunal.

Se déroule en 52 minutes la trame d'une erreur, les doutes du procureur général, l'acharnement sain d'homme reconnus coupable d'un acte qu'ils n'ont pas commis. Une injustice, contre laquelle ils combattent encore. «Sans haine mais avec colère», assurent-ils. Une quête suivie avec pudeur et prudence par les journalistes, cinq ans durant. Pour que se rétablisse, à défaut de la justice, la vérité. L'un des (trop souvent oubliés) buts du métier. L'une de ses beautés aussi.

De parfaits coupables, de Jean-Michel Decugis et Claude Ardid. Diffusion le 3 septembre à 22h30 sur Canal +.

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